Les domaines skiables français ont pris conscience de l'urgence climatique. À travers une feuille de route environnementale commune, ils se sont engagés dans une démarche collective pour protéger la montagne et assurer la pérennité de leur activité. Ces efforts se concrétisent par 16 éco-engagements ambitieux, qui couvrent des enjeux cruciaux comme le climat, l'énergie, la gestion de l'eau, la biodiversité et la préservation des paysages. et les déchets ?
Les domaines skiables se sont fixés un objectif ambitieux : atteindre la neutralité carbone d'ici 2037.
Pour y parvenir, plusieurs initiatives concrètes sont mises en œuvre :
déploiement du bilan carbone : chaque domaine skiable doit avoir réalisé son bilan carbone. Ce bilan est un outil indispensable pour identifier les sources d'émissions et les réduire efficacement.
formation à l'éco-conduite : tous les conducteurs d’engins de damage et de remontées mécaniques doivent être formés à l’éco-conduite. Cette formation permet de réduire la consommation d'énergie en adoptant des pratiques de conduite plus respectueuses de l'environnement.

En montagne aussi, l'eau est une ressource précieuse. La gestion de l'eau est donc un enjeu majeur pour les domaines skiables, qui s'engagent :
stockage de l'eau : lorsque la production annuelle de neige nécessite plus de 100 000 m³ d'eau, les domaines skiables construisent des retenues pour stocker l'eau en période d'abondance. Cela permet de lisser les prélèvements d'eau sur l'année et de mieux gérer cette ressource.
optimisation de la neige de culture : les exploitants s'engagent à mesurer la hauteur de neige en différents points des pistes pour optimiser les volumes de neige produits au fil de la saison, évitant ainsi toute surconsommation d'eau.
partage de l'eau en période de sécheresse : les domaines skiables s'engagent à partager leurs réserves d'eau avec les éleveurs locaux, ainsi que pour les besoins de réserve incendie ou d'eau potable, si nécessaire.
Les domaines skiables ont également pour mission de protéger la biodiversité, en prenant des mesures spécifiques pour préserver la faune et la flore locales :
inventaire écologique : chaque domaine dispose d’un inventaire actualisé des espèces présentes sur les sites exploités, afin de minimiser l'impact des activités humaines sur la nature.
protection des oiseaux : dans les Alpes et les Pyrénées, des actions spécifiques sont menées pour protéger la faune endémique, comme le tétras lyre et le grand tétras, en signalant les câbles de remontées mécaniques susceptibles de constituer un danger pour ces espèces.

La préservation des paysages est au cœur des engagements des domaines skiables, avec des actions visant à limiter l'impact des infrastructures sur le cadre naturel :
végétalisation après travaux : chaque fois qu'un terrassement est réalisé, une végétalisation complète est effectuée, en utilisant des semences endémiques pour restaurer les prairies alpines.
démontage des installations obsolètes : les domaines skiables ont mis en place un plan pour démonter les remontées mécaniques abandonnées et restaurer les zones concernées, réduisant ainsi l'impact visuel et environnemental.

Les domaines skiables prennent des mesures pour réduire les déchets générés par l'activité touristique et pour sensibiliser les visiteurs à l'importance de la protection de l'environnement :
ramassage annuel des déchets : chaque station organise au moins une opération de nettoyage par an, couvrant plusieurs milliers d'hectares de zones naturelles.
sensibilisation des visiteurs : des campagnes de sensibilisation sont mises en place pour encourager les skieurs et randonneurs à réduire leur production de déchets et à respecter les lieux qu'ils visitent.

Ce qui distingue les domaines skiables français, c’est leur volonté d’aller au-delà des obligations environnementales fixées par la loi. Depuis plus de vingt ans, la profession s’est dotée de ses propres engagements volontaires, complémentaires aux exigences législatives et réglementaires qui se sont considérablement renforcées. Ces éco-engagements, appliqués dans tous les massifs français, traduisent la responsabilité collective d’une filière qui agit concrètement pour réduire ses émissions, préserver l’eau et la biodiversité, et maintenir une activité économique essentielle à la vie des territoires de montagne.
